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14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 10:47

Le président vénézuélien Hugo Chavez a accusé mercredi à la télévision nationale le gouvernement américain d?avoir lui-même organisé les attentats du 11 septembre.

"Selon une version de plus en plus soutenue, ces terribles attentats terroristes auraient été planifiés et mis à exécution par le pouvoir impérialiste américain contre son propre peuple", a affirmé le président vénézuélien, qui voit dans les événements tragiques d?il y a cinq ans la "trace" évidente d?une opération des services secrets.

"Les tours se sont écroulées en moins de neuf secondes. On ne peut donc exclure l?hypothèse d?un dynamitage", a souligné M. Chavez. Il reste beaucoup d?inconnues. Les immeubles ne s?écroulent de cette façon que lorsqu?on les fait exploser de l?intérieur".

La vraisemblance de la chute d?un Boeing sur le Pentagone quelques minutes après la tragédie de New York suscite également les doutes du président vénézuélien.

"Un avion serait tombé sur le Pentagone. Mais aucun fragment n?y a été retrouvé. Il n?y avait même pas de moteurs, bien qu?ils soient en titane, et restent pratiquement toujours intacts lors des catastrophes aériennes", a-t-il avancé.

"Quel était le but poursuivi ? Il fallait justifier l?agression contre l?Afghanistan, l?Irak et la menace contre nous tous, y compris le Venezuela, qui a surgi aussitôt après les événements du 11 septembre", a ajouté M. Chavez. Le Venezuela a été parmi les premiers à se prononcer contre les "bombardements barbares en Afghanistan", a-t-il rappelé.

"Nous avions alors déclaré qu?il était impossible de vaincre le terrorisme par le terrorisme. A partir de ce moment-là, l?agression impérialiste contre le Venezuela est devenue particulièrement farouche", a-t-il expliqué.

Adversaire notoire de la politique étrangère des Etats-Unis, Hugo Chavez accuse les services secrets américains d?avoir fomenté un coup d?Etat manqué au Venezuela en avril 2002. Quoi qu?il en soit, les Etats-Unis sont l?un des principaux partenaires économiques du Venezuela et le principal acheteur de pétrole vénézuélien, dont l?extraction s?effectue au rythme de près de 3 millions de barils par jour.

Mercredi 13 Septembre 2006

Ria novosti

source : http://www.alterinfo.net/index.php?...

 


 
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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 23:54

Traduit par Pétrus Lombard et révisé par Fausto Giudice

Source et authenticité de document

Le document ci-dessous a été publié en juin 2002. S’il est authentique, il doit être classé parmi les documents les plus remarquables de l’histoire. Il se présente comme un rapport top secret de l’Agence allemande des renseignements extérieurs, le Bundesnachrichtendienst (BND), préparé avec l’aide de l’Agence allemande des renseignements internes, le BfV. Quelques-unes des déclarations les plus importantes qu’il contient sont les suivantes : les renseignements allemands ont découvert des plans d’attaque d’extrémistes arabes contre les USA, qui devaient avoir lieu le 10 ou le 11 septembre 2001. Israël avait connaissance des plans et a souhaité qu’ils aient lieu sans obstacle. L’ambassadeur allemand a informé le président US des attaques imminentes. Bush a remercié l’ambassadeur et a dit qu’il était déjà au courant. Plus tard, son administration a instamment demandé la suppression des informations sur cette alerte. Le rapport détaille que parmi diverses raisons de l’administration US pour encourager l’attaque, il y avait le désir d’avoir un prétexte pour attaquer l’Afghanistan afin de sécuriser l’itinéraire d’un pipeline pour les compagnies pétrolières occidentales exportant le pétrole du bassin de la Mer Caspienne. En dépit de dénonciations virulentes de diverses parties sur l’authenticité du rapport, le gouvernement allemand n’a pas, à notre connaissance, publié de démenti sur son authenticité. Même s’il le faisait, la demande alléguée urgente de secret pourrait fournir les raisons d’un tel démenti. Aucune autre réfutation effective de l’exactitude du rapport n’a été vue par les rédacteurs de ce site Internet. En conséquence, nous le présentons pour ce qu’il vaut, comme un document peut-être véritable d’immense portée historique.

 

 

 

 

Ce lien ci-dessous, sur Fox News, corrobore certaines parties du rapport de la BND sur l’espionnage israélien aux USA. Les éléments corroborants incluent (entre autres) la tactique israélienne consistant à fournir des avertissements inutilisables, leurs liens au trafic de drogue du crime organisé, et le non partage des informations avec le FBI.

RAPPORT DE FOND SUR LE 9/11/2001

TOP SECRET

 

 

 

 

Le lundi 6,août 2001, à 17 heures 50, l’ambassadeur [allemand] Ischinger a notifié personnellement au Président US une information, développée par le Bundesamt fur Verfassungsschutz [service secret intérieur allemand] ainsi que par le BND [Bundesnachrichtendienst, service secret étranger allemand], qui montrait qu’une attaque par un groupe arabe radical basé en partie en Allemagne allait se produire le 10-11 septembre 2001. Le Président résidait à ce moment-là dans sa ferme du Texas. Notre ambassadeur agissait directement en réponse aux instructions du ministre des Affaires Étrangères Fischer.

Cette information a été développée à partir de la surveillance officielle des groupes extrémistes arabes opérant en République Fédérale ainsi qu’à partir de communications, concernant ce sujet, interceptées entre l’ambassade d’Israël et le ministère des Affaires Étrangères israélien à Tel Aviv.

L’information a été « reçue avec reconnaissance » par le Président US qui a alors déclaré qu’il avait aussi connaissance des mêmes attaques en instance.

Suite à ces attaques, à travers le Département d’État US, le bureau du Président US a fait une demande pressante au gouvernement de République Fédérale Allemande pour qu’aucune référence ne soit faite sur les avertissements officiels donnés par l’ambassadeur Ischinger.

Conformément à la règle, pour clarifier le fond de cette affaire, cette Gesamübersicht [enquête globale] des événements menant à l’attaque a été préparée, sur la base d’extraits de rapports de nos postes étrangers [BND]. De façon générale, il est évident que les autorités US avaient connaissance des attaques en instance. Pourquoi elles n’ont rien fait est expliqué dans ce qui suit.

Arrière-plan : Vue générale d’ensemble

En raison de l’implication de la famille Bush dans les affaires pétrolières (Zapata Oil Company), de nombreux individus et sociétés importants et riches avec des intérêts pétroliers ont financièrement soutenu la carrière politique de Bush. Aujourd’hui, l’administration Bush est donc fortement influencée par les principaux groupes d’affaires US.

Le candidat à la Vice-Présidence US, Richard « Dick » Cheney, avait été Directeur Principal de Halliburton Company. Cette compagnie, basée à Dallas au Texas, où Bush était gouverneur, est la plus grande compagnie mondiale de services pétroliers.

Entre 1991 et 1997, d’importantes compagnies pétrolières US, telles que Texaco, Unocal, Shell, BP Amoco, Chevron et Exxon-Mobil, se sont impliquées dans l’ancien état soviétique du Kazakhstan qui détient d’immenses réserves pétrolières. Le gouvernement kazakh a été en fin de compte payé plus de trois milliards de dollars avec l’argent des sociétés pour permettre à ces compagnies de garder des droits sur le pétrole. Simultanément, ces compagnies ont convenu en outre d’accorder une somme de 35 milliards de dollars US aux investissements en usines et équipement pour les projets au Kazakhstan. Un rapport confidentiel du projet desdites sociétés US annonçait que les réserves en gaz et en pétrole kazakhs s’élèveraient à quatre mille milliards de dollars US.

Les USA ne sont pas autosuffisants en pétrole, 50% de leur approvisionnement est importé de diverses sources étrangères. Environ 80% du pétrole importé aux USA vient des pays de l’OPEP, le cartel pétrolier arabe. En raison du soutien inconditionnel des dirigeants politiques US à l’État d’Israël, ces gouvernements arabes ont des rapports très tendus avec les USA.

Un autre petit pourcentage du pétrole importé aux USA provient du Venezuela. Précisément, le gouvernement US a tenté de renverser récemment le gouvernement de Chavez avec l’aide de la CIA pour le remplacer par un gouvernement « plus sympathique aux besoins pétroliers US ».

Un document sur la situation, préparé par le bureau du Vice-Président Cheney, déclare que les réserves pétrolières kazakhs seraient « plus que suffisantes pour assurer au moins une décennie de besoins US » et de plus « réduiraient la dépendance US à l’égard l’OPEP ».

Unocal Oil Company a signé un accord avec les forces taliban régnantes ainsi qu’avec leurs adversaires, l’Alliance du Nord, afin de permettre la construction d’un pipeline pétrolier à travers l’Afghanistan et le Pakistan, directement vers l’Océan Indien. Grâce à cela, les taux exorbitants imposés par les Russes pour l’utilisation de ses pipelines seraient évités. Unocal a alors ouvert des bureaux officiels en Ouzbékistan, au Pakistan, au Turkménistan et au Kazakhstan, afin de faciliter la construction de ce pipeline pétrolier.

En décembre 1997, les représentants officiels des Talibans étaient aux USA pour suivre une conférence au siège social d’Unocal au Texas pour discuter du pipeline afghan. Ces entretiens ont échoué parce que Unocal a estimé que les demandes financières faites par les Talibans étaient excessives.

En 1998, des différends internes en Afghanistan, et l’instabilité inhérente au Pakistan, ont atteint des niveaux tels qu’ils ont rendu impossible l’exécution du projet de pipeline. Dans la même année, la firme Enron, basée à Houston au Texas, a suggérée à la place de construire un pipeline pétrolier de trois milliards, parallèle aux pipelines russes, courant vers l’ouest plutôt que de prendre l’itinéraire sud, plus court mais plus problématique.

Dans un mémorandum secret de Cheney, il est dit que la compagnie Unocal était disposée à financer l’itinéraire sud. Selon lui, ce projet prendrait cinq ans pour se terminer et ses revenus annuels, après l’achèvement réussi du pipeline, approcheraient les deux milliards de dollars. Toutefois, et cela avait été le sujet d’un certain nombre de rapports US secrets, la seule chose se trouvant sur le chemin de la construction du pipeline était l’opposition fondamentale du gouvernement afghan et de ses partisans politiques.

Le 8 mai 2001, le Département d’État US, au nom du Secrétaire d’État Powell, a donné 43 millions de dollars aux Talibans afin de faciliter leur coopération dans le projet de pipeline.

Le 10 juin 2001, le BND a averti le bureau de la CIA à l’Ambassade US de la République Fédérale que certains terroristes arabes projetaient de s’emparer d’avions de ligne US pour les utiliser comme armes de destruction contre des symboles US importants. Cela a seulement été considéré comme un avertissement ordinaire. Cependant, l’avertissement du 6 août de la République Fédérale était spécifique quant à la date, à l’heure, et aux lieux des attaques.

Le 11 juillet 2001, à Berlin, les fonctionnaires US : Thomas Simmons, ancien ambassadeur US au Pakistan, Lee Coldren, expert en affaires asiatiques du Département d’État, et Karl Inderfurth, Secrétaire d’État adjoint pour les Affaires asiatiques, ont rencontré les dirigeants des renseignements russes et pakistanais. Lors de cette réunion, qui était sous surveillance, les Usaméricains ont déclaré qu’ils planifiaient de lancer des frappes militaires contre l’Afghanistan en octobre de cette année. Le but de ces frappes était de renverser le gouvernement afghan et les Talibans, afin de les remplacer par un gouvernement « plus sensible aux besoins des intérêts pétroliers US ».

À la mi-août 2001, Poutine, le Président de la Fédération de Russie, a ordonné d’avertir les autorités US des attaques en instance contre des bâtiments du gouvernement à l’intérieur des USA. Cet avertissement a été transmis à l’ambassadeur US à Moscou et, via le bureau russe des ambassadeurs, directement au Président US.

Le 20 août, le gouvernement français, via l’ambassade US à Paris et son ambassade à Washington, a émis une alerte plus spécifique. Cet avertissement spécifiait la date, l’heure et les lieux exacts des attaques.

Le 11 septembre, le Président Bush et les hauts conseillers volaient vers l’État de Floride pour que le Président puisse parler avec des enfants dans une école. En plus, au même moment, le Vice-Président Cheney s’absentait de Washington et se mettait en sécurité dans le complexe présidentiel des montagnes du Maryland.

Il a été noté à Washington que Cheney était resté séquestré au Maryland quelques temps et n’était réapparu en public qu’ entouré d’une forte sécurité.

Le rôle du Mossad israélien dans les attaques terroristes

Note : Les deux sections suivantes sont considérées comme extrêmement sensibles à cause des relations spéciales entre la République Fédérale et ses citoyens juifs ainsi qu’avec l’État d’Israël. Ce matériel est compilé de sources allemandes et usaméricaines.

Durant le mandat du Président George HW Bush, le gouvernement israélien a fait une demande officielle, mais très secrète, au Président US. Cette demande devait permettre aux agents du Mossad, les renseignements extérieurs israéliens, d’entrer aux USA pour effectuer des opérations de surveillance sur divers groupes arabes résidant dans ce pays.

Le but déclaré de cette surveillance était de permettre aux Israéliens la détection précoce de complots terroriste contre leur pays. La permission pour cette surveillance a été accordée avec la mise en garde que le Mossad devrait coopérer avec le FBI et rapporter tous les résultats de ses recherches à cette agence.

Cependant, ces conditions n’ont pas été observées. Non seulement le Mossad n’a informé le FBI d’aucune de ses recherches, mais il est connu qu’il s’est mis en commerce avec plusieurs groupes criminels israéliens des milieux russes. Ces groupes ont été engagés dans de vastes activités criminelles à l’intérieur des USA, incluant la contrebande d’ Ecstasy. Les agents du Mossad pouvaient bouleverser les investigations criminelles US grâce à leurs connaissances provenant de la surveillance téléphonique US de tels groupes.

Il est même évident, grâce à la surveillance dirigée contre les agents du Mossad en République Fédérale ainsi qu’à l’interception de communications diplomatiques israéliennes entre la République fédérale et Tel Aviv, que le Mossad a avec succès infiltré divers groupes arabes extrémistes en République Fédérale et aux USA.

Ces investigations ont révélé fin mai 2001 qu’une attaque devait être menée contre certaines cibles spécifiées dans les villes US de Washington et de New York. Mais il était manifeste que, non seulement le Mossad avait pleine connaissance de ces attaques bien à l’avance, mais en réalité, bien que leurs propres agents infiltraient ces groupes arabes, ils ont prêté assistance à la planification et à l’exécution de certaine des attaques.

Que le gouvernement israélien se rendait parfaitement compte des ces attaque est absolument sûr et prouvé. Le trafic diplomatique entre l’Ambassade israélienne en République Fédérale et le Foreign Office israélien rendait manifeste que le Premier ministre Sharon avait pleine connaissance de ces attaques en instance et qu’il souhaitait ardemment qu’aucune tentative ne soit faite pour les empêcher.

Bien que les fonctionnaires israéliens aient été chargés d’avertir la communauté des renseignements US qu’un certain genre d’attaque pouvait être possible, à aucun moment les dates et les cibles spécifiques (connues à ce moment-là des fonctionnaires israéliens) n’ont été données aux Usaméricains.

La raison de cette attitude a été exprimée lors d’une conversation le 1er août 2001, entre l’attaché militaire israélien en République Fédérale et un membre de l’État-Major Général israélien. Il a été affirmé à ce moment qu’Israël croyait qu’une attaque sur le continent US enflammerait l’opinion publique US et permettrait à Israël de « nettoyer » leur État des « terroristes arabes et de ceux qui soutiennent de tels terroristes ». Il a été expliqué que ce « nettoyage » consisterait dans l’expulsion de tous les Arabes, et même des groupes chrétiens, de la région palestinienne.

Les fonctionnaires des renseignements US ont à plusieurs reprises exprimé de grandes inquiétudes en rencontrant nos gens, sur le fait que le gouvernement israélien, avec une compagnie appelée Amdocs, pouvait effectuer la surveillance de toutes les communications téléphoniques US. Il a été catégoriquement affirmé que cette firme fondée par les Israéliens avait donné des contrats US à 25 des plus grandes compagnies téléphoniques US. Ces contrats ont été délivrés malgré les objections et les inquiétudes de la communauté des renseignements US.

La raison officielle donnée pour cet arrangement extraordinaire, qui a permis aux agences israéliennes de surveiller tous les appels téléphoniques d’investigation hautement confidentiels, était que les USA ont « un rapport spécial » avec l’État d’Israël, et qu’ils l’avaient demandé.

L’influence politique israélienne aux USA

On devrait noter ici que le lobby israélien professionnel aux USA est immense par sa taille et est considérée même par nos collègues US comme un facteur très puissant et entièrement dominant de la politique US.

Le American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) est le plus grand lobby étranger à Washington et le quatrième lobby le plus puissant du pays. D’autres groupes israéliens comptent aussi la Anti-Defamation League (dont les bureaux nationaux, avec la Israel Trade Mission et les nombreux consulats israéliens, où travaillent de nombreux agents du Mossad), le Jewish Institute for National Security Affairs et le Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America.

Ces groupes, conjointement avec les géants des médias à domination juive, comme le New York Times, le Washington Post, Newsweek Magazine, le Los Angeles Times, Time-Warner-AOL et leur réseau de nouvelles CNN, contrôlent totalement la diffusion des informations aux USA. Il est donc pratiquement impossible à toute information considérée comme opposée aux intérêts israéliens d’atteindre le public US, bien que de telles informations soient facilement disponibles sur la plupart des médias européens.

Le rôle des fondamentalistes chrétiens dans la politique US

La soi-disant « Droite Chrétienne » se compose de fondamentalistes protestants, où les soi-disant pentecôtistes jouent un rôle dominant. C’est une confession missionnaire très fanatique et agressive qui croit au retour du Christ vivant sur la Terre et à la subséquente élévation de ses membres au paradis céleste.

Selon les vues de cette confession, pour que cette apparition du Christ se manifeste, plusieurs facteurs doivent être en place. D’abord, un certain nombre de juifs doivent se convertir au christianisme, ensuite, le temple juif doit être reconstruit à Jérusalem. Comme l’emplacement de ce temple est maintenant occupé par une importante mosquée islamique (sic), il sera nécessaire de la détruire.

D’abord épiscopalien, Bush a embrassé d’autres confessions protestantes avant de rejoindre les Pentecôtistes. À part Bush, le Président US, et John Ashcroft, son Procureur Général, d’autres membres de son administration sont aussi membres de cette confession, qui est la deuxième plus grande confession chrétienne après l’Église Catholique. Comme une partie considérable du public US est d’un avis fortement défavorable envers les fanatiques religieux, ces faits ont été gardés complètement cachés.

Bush et son entourage sont de très fermes défenseurs de l’État d’Israël à cause de leur croyance, qui voit la création de cette nation comme une autre condition du retour du Christ. Pour cette raison, Bush soutient sans réserve tout programme mis en avant par le gouvernement israélien, et il est un fervent disciple et défenseur de Sharon, le Premier ministre extrémiste de la droite israélienne.

Ashcroft, le Procureur Général, a déclaré lors d’un sermon public (c’est un prédicateur pentecôtiste) que les musulmans sont des « agents de l’Antéchrist » et qu’ils doivent être détruits dans la soi-disant « Bataille d’Armageddon ». Selon les croyances chrétiennes fondamentalistes, cette bataille concernera l’existence d’Israël et elle mènera à la fin du monde et au retour du Christ.

De manière générale, il est connu à Washington que Bush est complètement guidé par ses croyances religieuses et qu’il a tenté à plusieurs reprises d’imposer ses vues au public US au moyen de divers programmes déguisés, tels que le contrôle religieux des organisations caritatives, soutiens inconditionnels d’Israël, et ainsi de suite...

Résumé et perspectives

Les attaques terroriste sur les cibles US étaient pleinement connues à l’avance par de nombreuses entités. Le Président US était complètement informé quant à la nature et au moment exact de ces attaques.

Le gouvernement US en général, et le Président US en particulier, sont devenus serviles devant les souhaits et les plans du gouvernement israélien. Comme ces plans englobent le déplacement des populations arabes d’Israël et des territoires limitrophes, il est évident que la population US est en train d’être poussée dans une situation qui pourrait facilement engendrer encore de terribles attaques dans leur patrie.

En raison de cette possibilité, les autorités US sont déterminées à limiter toutes les discussion sur les attaques du 11 septembre à la version officielle lors de leur apparitions régulières dans les médias US.

Il apparaît aussi de source confidentielle que les plans de Bush pour attaquer l’Irak sont fondés surtout sur le désir israélien de supprimer Saddam Hussein. Tel Aviv voit Hussein comme une réelle menace et a déjà attaqué ce pays auparavant.

Il y a aussi la preuve que si Hussein était renversé par les forces militaires US, les ressources pétrolières irakiennes seraient mises sous contrôle du consortium pétrolier d’intérêts US qui soutient si avidement l’administration Bush.

Pullach, le 5 avril 2002.

Commentaire par SPINE, l’expert en renseignement

http://www.physics911.net/germanintel.htm

Le document prétend être du Bundesnachrichtendienst allemand (BND), qui a son siège social à Pullach, près de Munich. Il a été diffusé par Gregory Douglas, l’auteur de « Régicide : L’assassinat officiel de JFK », lors d’une réunion de la revue Barnes, à Washington. Le document allemand original, complet avec les marques de classification top secret et d’autres détails, est inclus pour examen minutieux et vérification. Le document peut être ou non véritable. La contrefaçon n’est pas démontrée. Si l’Ambassadeur Ischinger n’est pas allé à Crawford au Texas à la date fixée, ou n’a eu aucun de contact téléphonique avec le Président, alors le document ne peut pas être véridique. Si, d’une part, Ischinger a téléphoné au Président Bush ou est allé à Crawford lui parler à la date et à l’heure mentionnées, alors l’événement doit avoir été une affaire extrêmement urgente. Il sera possible à quelqu’un sachant où était l’Ambassadeur Ischinger de confirmer ou de réfuter les faits. Si le document est authentique, il explique l’hésitation de l’Allemagne à s’impliquer dans la soi-disant guerre contre le terrorisme, et dans l’agression contre les nations innocentes d’Irak et d’Afghanistan. Le silence public allemand pourrait bien s’expliquer par le souci concernant les relations extrêmement sensibles entre l’Allemagne et Israël, et par les implications horrifiantes que ce document aurait pour ses relations avec son allié de l’OTAN, les USA. Nous présentons ce document pour ce qu’il vaut. Si quelqu’un peut trouver la preuve qu’il est faux, nous ferons bon accueil à cette preuve. Sinon, il doit rester comme un document sans doute authentique, avec des implications vraiment dévastatrices.

  Document original en allemand avec sa traduction en anglais

Document original allemand scanné au format pdf

Original

Traduit de l’anglais par Pétrus Lombard, membre associé et révisé par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d ‘en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs.

 

 

 

 

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?refer...


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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 22:34

On met des Mots dans la Bouche d'Ahmadinejad

Virginia Tilley
Counterpunch
28/08/2006

Dans ce désordre effrayant dans le Moyen-Orient, mettons une chose au point. L'Iran ne menace pas Israël de destruction. Le président de l'Iran n'a pas menacé d'une quelconque action contre Israël. À plusieurs reprises, nous entendons dire que l'Iran est clairement "engagé à la suppression d' Israël" parce que le Président Ahmadinejad "fou" ou "irresponsable" ou "dur " a menacé à plusieurs reprises de détruire Israël, mais chaque citation supposée, chaque cas supposé de faire ainsi, est faux.

La citation la plus infâme, "Israël doit être rayé de la carte", est fausse de la manière la plus évidente. Dans son discours d'octobre 2005, M. Ahmadinejad n'a jamais utilisé le mot "carte" ni le terme "rayé". Selon des experts de langage Farsi comme Juan Cole et même des services de droite comme MEMRI, ce qu'il a dit en réalité était "ce régime qui occupe Jérusalem doit disparaître de la page du temps."

Qu'a-t-il voulu dire ? Dans ce discours à une conférence anti-sioniste annuelle, M. Ahmadinejad était prophétique, pas menaçant. Il citait l'Imam Khomeini, qui a dit cette phrase dans les années 1980 (une période où Israël vendait réellement des armes à l'Iran, de manière si apparente que ça n'a pas été considéré si horrible à l'époque). M. Ahmadinejad venait de rappeler à son auditoire que le régime du Shah, l'Union soviétique et Saddam Hussein avaient tous semblé énormément puissants et immuables, cependant les deux premiers ont disparu presque au-delà du souvenir et le troisième languit maintenant en prison. Donc, également, le "régime d'occupation" à Jérusalem serait parti un jour. Son message était, en essence, "Cela passera aussi."

Mais en ce qui concerne ses autres "menaces" contre Israël ? La sphère des bêtises a fait grand foin de son commentaire ultérieur dans le même discours, "Il n'y a aucun doute : la nouvelle vague d'attaques en Palestine effacera le stigmate dans la contenance du monde Islamique." "Le Stigmate" a été interprété comme "Israël" et "la vague d'attaques" était menaçante. Mais ce qu'il a en réalité dit était, "Je n'ai aucun doute que le nouveau mouvement ayant lieu en notre chère Palestine est une onde de moralité qui enjambe tout le monde Islamique et qui supprimera bientôt cette tache de déshonneur du monde Islamique." "vague de moralité" n'est pas "vague d'attaques." La phrase précédente avait fait comprendre que "la tache de déshonneur" était l'échec du monde musulman d'éliminer le "régime d'occupation".

Pendant des mois, des érudits comme Cole et des journalistes comme Jonathan Steele du London Guardian ont fait remarquer ces erreurs de traduction tandis qu'il en apparaissait de plus en plus : par exemple, les commentaires de M. Ahmadinejad à l'Organisation des Pays Islamiques se réunissant le 3 août 2006. Radio Free Europe a annoncé qu'il a dit "que ' le remède principal ' pour la crise du Moyen-Orient est l'élimination d'Israël." "L'Élimination d'Israël" implique la destruction physique : bombes, mitraillage, terreur, largage de Juifs dans la mer. Tony Blair a dénoncé la déclaration traduite comme "tout à fait choquante". Mais M. Ahmadinejad ne l'a jamais dit. Selon Al-Jazeera, ce qu'il a en réalité dit était " le remède réel pour le conflit est l'élimination du régime sioniste, mais il devrait d'abord y avoir un cessez-le-feu immédiat. "

Des ordres du jour abominables sont évidents en traduisant invariablement "l'élimination du régime d'occupation" comme "la destruction d'Israël". "Le régime" se réfère à la direction, pas les populations ou les villes. "Le régime sioniste" est le gouvernement d'Israël et son système de lois, qui ont annexé les terres palestiniennes et tiennent des millions de Palestiniens sous occupation militaire. Beaucoup d'activistes des droits de l'homme dans la ligne du courant dominant croient que le régime d'Israël "doit en effet être transformé, bien qu'ils ne soient pas d'accord sur la manière. Certains espèrent que Israël pourra être racheté par un changement de philosophie et de (régime de) gouvernement qui permettrait une solution à deux états. D'autres croient que la structure de l'Etat juif lui-même est en soi injuste, comme il intègre des principes racistes dans la direction de l'état et appelle pour sa transformation dans une démocratie laïque (changement de régime). Aucune de ces idées du changement de régime ne signifie l'expulsion des Juifs dans la mer ou la dévastation de leurs villes et villes. Toutes signifient un changement politique profond, nécessaire pour la création d'une juste paix.

M. Ahmadinejad a fait d'autres déclarations à l'Organisation des Pays Islamiques qui ont clairement indiqué sa compréhension qu'Israël doit être traité dans la structure de la loi internationale. Par exemple, il a reconnu la réalité des frontières présentes quand il a dit que "n'importe quel agresseur devrait retourner à la frontière internationale libanaise". Il a reconnu l'autorité d'Israël et le rôle de la diplomatie en observant, "les circonstances devraient être préparées pour le retour des réfugiés et des personnes déplacées et les prisonniers devraient être échangés." Il a aussi appelé à un boycott : "Nous proposons aussi que les nations islamiques coupent immédiatement toutes leurs relations politiques et économiques manifestes et secrètes avec le régime sioniste." Un double boisseau de groupes de paix juifs principaux, de groupes d'église américains et de hordes d'organisations des droits de l'homme ont dit les mêmes choses.

Un mot final est mérité à propos du "démenti de l'Holocauste" de M. Ahmadinejad. Le démenti de l'holocauste est une question très sensible à l'Ouest, où il sert notoirement l'antisémitisme. Ailleurs dans le monde, cependant, la nébulosité de l'Holocauste révèle plus un pur manque d'information. On pourrait penser qu'il y a abondance d'information sur l'Holocauste dans le monde entier, mais c'est une erreur. (De peur que nous ne soyons arrogants, les Américains montrent la même insularité ahurissante de la connaissance générale quand, par exemple, ils vivent à l'âge adulte ne saisissant toujours pas que les forces américaines ont tué au moins deux millions de Vietnamiens et croyant que quelqu'un qui dit ainsi est anti-américain. La plupart des Français n'ont pas encore accepté que leur armée ait massacré un million d'Arabes en Algérie.)

Le scepticisme du récit de l'Holocauste a commencé à prendre dans le Moyen-Orient pas parce que les gens détestent les Juifs, mais parce que ce récit est mis en oeuvre pour soutenir qu'Israël a un droit "de se défendre" en attaquant chaque pays dans son voisinage. Le public du Moyen-Orient est si habitué aux bobards occidentaux légitimant des prises de contrôle coloniales ou impériales que certains se demandent si l'argument de six millions de morts est juste un autre mythe ou un conte exagéré. Il est lamentable que M. Ahmadinejad semble appartenir à ce secteur.

Cependant, M. Ahmadinejad n'a pas dit ce que le sous-comité américain sur la politique du renseignement a annoncé qu'il a dit : "Ils ont inventé un mythe que les Juifs ont été massacrés et placent cela au-dessus de Dieu, des religions et des prophètes." Il a en réalité dit, "Au nom de l'Holocauste ils ont créé un mythe et le considèrent être plus digne que Dieu, la religion et les prophètes." Ce langage vise le mythe de l'Holocauste, pas l'Holocauste lui-même - c'est-à-dire, "le mythe" comme "la mystique" ou ce qui a été fait avec l'Holocauste. D'autres auteurs, y compris des théologiens juifs importants, ont critiqué le "culte" ou le "fantôme" de l'Holocauste sans nier que ce soit arrivé. En tout cas, le message principal de M. Ahmadinejad a été que, si l'Holocauste est arrivé comme l'Europe dit que c'est arrivé, alors l'Europe et pas le monde Musulman, est responsable.

Pourquoi M. Ahmadinejad est-il si systématiquement cité inexactement et diabolisé ? Avons-nous besoin de demander ? Si le monde croit que l'Iran se prépare à attaquer Israël, alors les Etats-Unis ou Israël peuvent revendiquer la justification en attaquant d'abord l'Iran. À cet ordre du jour, la campagne de désinformation des déclarations de M. Ahmadinejad a été collée à un deuxième ensemble de mensonges : promotion du programme d'arme nucléaire (inexistant) de l'Iran.

L'agitation actuelle du programme d'enrichissement nucléaire de l'Iran est jouée si identiquement aux bobards américains des ADMs de l'Irak que nous devons nous demander pourquoi elle ne rencontre pas seulement une dérision internationale hurlante. Avec des ordres du jour multiples quant à l'Iran – pétrole, hégémonie américaine, Israël, les fantasmes des néoconservateurs d'un "nouveau Moyen-Orient" - l'administration de Bush a déclenché une grande panique internationale à propos du programme d'enrichissement nucléaire de l'Iran. (Voir Ray Close, Pourquoi Bush Choisira la Guerre Contre l'Iran.) Mais, en avançant avec difficulté à travers les équipements de l'Iran et des rapports, les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique n'ont trouvé aucune preuve d'un programme d'armement. La communauté du renseignement des Etats-Unis n'a rien trouvé non plus.

Tous les experts sont d'accord que, même si l'Iran a un tel programme, c'est cinq à dix ans avant d'avoir l'uranium enrichi nécessaire pour une arme réelle, donc l'action militaire préemptive est maintenant à peine nécessaire. Même le rapport récent par le Sous-comité Dominé par les Républicains de la Politique d'Intelligence, qui a fait remarquer que le gouvernement des Etats-Unis manque de renseignements sur le programme des armes de l'Iran nécessaire à le contrecarrer, confirme efficacement que le "renseignement" supposé est inégal et inadéquat.

La négligence occasionnelle de l'administration Bush du programme nucléaire de la Corée du Nord indique que des armes nucléaires ne sont pas, en fait, la question ici. Les néoconservateurs sont absorbés par le changement du régime en Iran et ont donc déployé leurs propagandistes pour promouvoir la peur des " armes nucléaires" juste comme ils ont promu la peur des ADMs irakiennes. La rhétorique républicaine et les commentateurs de nouvelles de droite se sont alignés, répétant avec obéissance des affirmations sans fondement que l'Iran a "un programme d'armes nucléaires," menace le monde et particulièrement Israël avec son "programme d'armes nucléaires," et on ne doit pas lui permettre d'achever son "programme d'armes nucléaires." Ceux qui font remarquer nerveusement qu'une preuve solide manque réellement à propos de n'importe quel "programme d'armes nucléaires" iranien sont raillés comme des gogos naïfs et veules.

Pire, l'administration de Bush a apporté ce baratin à l'ONU, se battant avec le Conseil de sécurité dans le passage d'une résolution (SC 1696) exigeant que l'Iran cesse l'enrichissement nucléaire avant le 31 août et l'avertissement de sanctions s'il ne le fait pas. Combiné avec sa performance extrême quant à l'assaut d'Israël sur le Liban, le Conseil de sécurité s'est effondré en incompétence humiliante obséquieuse sur ce point.

Comme tous les fantasmes, l'accusation d'armes nucléaires est dure à vaincre parce qu'elle ne peut pas être entièrement réfutée. Peut-être quelques scientifiques iraniens, dans une certaine installation souterraine distante, travaillent sur la technologie des armes nucléaires. Peut-être que les antennes en Corée du Nord ont exploré les possibilités d'obtenir des composants supplémentaires. Peut-être qu'un vaisseau spatial E.T. s'est crashé une fois dans le désert du Nevada. Normalement, juste parce que quelque chose ne peut pas être réfuté, ça ne le rend pas vrai. Mais dans le monde des néoconservateurs, les possibilités sont des faits et une presse lâche est là pour claquer les talons et trompetter des titres d'alerte. Il n'en faut pas beaucoup, par la répétition infinie du terme "programme possible d'armes nucléaires," pour que le mot "possible" s'efface tranquillement.

La preuve est, en tout cas, un simple détail pour l'administration de Bush, pour qui le désir d'armes nucléaires est la cause suffisante pour une attaque préemptive. Dans des débats américains avant d'envahir l'Irak, les gens insistaient parfois qu'une preuve réelle des ADMs manquait gravement. La Maison Blanche insistait alors pour que, parce que Saddam Hussein "voulait" de telles armes, il allait probablement les avoir un jour ou l'autre dans l'avenir. De là des crimes de pensée, des crimes de pensée même imaginaires, sont maintenant punissables par l'invasion militaire.

Les Etats-Unis attaqueront-ils vraiment l'Iran ? Des généraux américains sont correctement alarmés que le bombardement des équipements nucléaires de l'Iran lâcherait des attaques sans précédent sur les forces d'occupation américaines en Irak, ainsi que les bases américaines dans le Golfe. L'Iran pourrait même bloquer le Détroit d'Ormuz, qui porte 40 pour cent du pétrole du monde. La bellicosité terroriste résultante monterait en flèche. Les dégâts potentiels à la sécurité internationale et l'économie du monde seraient incompréhensiblement dangereux. Les Neocons de l'administration de Bush semblent capables de n'importe quelle folie, donc rien de cela ne peut leur importer. Mais même les néoconservateurs doivent faire une pause puisque Israël a échoué à assommer le Hezbollah en utilisant la même attaque aérienne projetée pour l'Iran.

Mais Israël peut attaquer l'Iran et ce peut être le plan. En s'associant, les deux pays pourraient indemniser les limitations stratégiques de chacun. Les Etats-Unis ont contribué à son coup de superpuissance dans le Conseil de sécurité, installant la scène pour des sanctions, sachant que l'Iran ne cédera pas sur son programme d'enrichissement. Ayant cultivé une croyance internationale (erronée) que l'Iran menace d'une attaque directe sur Israël, le gouvernement israélien pourrait alors revendiquer le droit d'autodéfense dans la prise de l'action préemptive unilatérale pour détruire la capacité nucléaire d'un état déclaré dans l'infraction des directives de l'ONU. La vengeance directe par l'Iran contre Israël est impossible parce qu'Israël est une puissance nucléaire (et l'Iran ne l'est pas) et parce que le parapluie de sécurité des Etats-Unis protégerait Israël. La réaction régionale contre des cibles américaines pourrait être réduite par la confusion (limitée) de la complicité américaine indirecte.

Dans ce cas, ce que nous voyons maintenant sont les Etats-Unis créant le contexte de sécurité international pour le coup unilatéral d'Israël et se préparant à couvrir les arrières d'Israël dans les conséquences.

Est-ce vraiment le plan ? Une certaine évidence suggère qu'il soit sur la table. Ces dernières années, Israël a acheté de nouveaux missiles "anti-bunker", une flotte d'avions à réaction F-16 et trois sous-marins Dauphin de la dernière technologie allemande (et en a commandé encore deux) - c'est-à-dire des armes appropriées pour frapper les installations nucléaires de l'Iran. En mars 2005, le London Times a annoncé qu'Israël avait construit une maquette de l'installation Natanz de l'Iran dans le désert et menait des exercices de bombardement. Ces derniers mois, les fonctionnaires israéliens ont ouvertement déclaré que si l'ONU échoue à prendre des mesures, Israël bombardera l'Iran.

Mais le Hezbollah, l'allié de l'Iran, menace toujours le flanc d'Israël. De là l'attaque du Hezbollah était plus qu'"une démonstration" pour attaquer l'Iran, comme Seymour Hersh a annoncé; c'était nécessaire pour l'attaque de l'Iran. Israël a échoué à écraser le Hezbollah, mais le résultat peut être meilleur pour Israël maintenant que la Résolution du Conseil de sécurité 1701 a rendu toute la communauté internationale responsable pour désarmer le Hezbollah. Si l'effort 1701 patronné par les Etats-Unis réussit, l'attaque sur l'Iran a le feu vert.

Comme Israël et les Etats-Unis essayent de faire fonctionner ce plan profondément défectueux, nous continuerons sans aucun doute à lire dans chaque forum que le président de l'Iran - un islamo-fasciste hostile, irrationnel, détestant les Juifs, niant l'holocauste, qui a menacé "de rayer Israël de la carte" - est évidemment assez irrationnel pour commettre un suicide national en lançant une arme nucléaire (inexistante) contre l'arsenal nucléaire puissant d'Israël. Le message est martelé à la maison : contre ce mythe créé par les médias, Israël doit vraiment "se défendre."

source : http://www.counterpunch.com/tilley08282006.html

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 23:39
redkalki
 

C'était à l'aéroport international d'Ezeiza ; la presse locale n'en a rien fait savoir ; le réseau Kalki s'est renseigné à des sources directes et fiables.

Le mercredi 9 août dans l'après-midi, un important diplomate israélien a été arrêté par la Police de sécurité aéroportuaire (PSA) en possession d'une quantité considérable d?explosifs dans une mallette. Il était en partance pour le Chili, et il a été arrêté quelques minutes avant de monter dans l?avion.

Malgré ses protestations courroucées, le commando de la PSA a procédé à son arrestation et communiqué les faits au ministère de l'Intérieur, qui ordonnait alors la plus grande discrétion.

La PSA, ex Police aéronautique militaire, dépendait autrefois du ministère de la Défense ; après le scandale de Southern Winds, elle est actuellement dirigée par des fonctionnaires à la solde du président Kirchner. Il existe un malaise profond dans cette force de sécurité, à cause du statut précaire du personnel, et des dysfonctionnements provoqués par le changement du ministère de tutelle et de dirigeants. D'après des personnes interrogées à l'aéroport même par le Réseau Kalki, les membres du commando de la PSA ont eu un vif débat avec des représentants haut-placés du gouvernement qui prétendaient laisser en liberté le diplomate sans qu'il reste le moindre procès-verbal de la saisie, ce qui permettrait d'imputer aux agents la responsabilité de tout ce qui pourrait se passer ensuite.

Vers l'invention d'un « troisième attentat »

Depuis des années, des journalistes et des personnalités indépendantes proclament leur conviction sur la manipulation des attentats contre l'ambassade d'Israël et contre le centre communautaire AMIA [qui eurent lieu à Buenos Aires en 1992 et 1994 respectivement, faisant une centaine de morts]. En juin 1997, la revue électronique Libertad de Opinión diffusait les résultats de son enquête exclusive : selon les rapports présentés par les ingénieurs chargés de l'expertise, il n'y eut aucune voiture piégée dans l?attentat contre l'ambassade, dont le bâtiment a été le siège d'une implosion, survenue à l'intérieur des locaux ; on y aurait même fabriqué a posteriori un cratère pour justifier la théorie d'un véhicule chargé d'explosifs, version soutenue par les dirigeants sionistes locaux.

En mai 1999, la version papier de la revue Libertad de Opinión diffusait un autre article expliquant pourquoi de nombreux enquêteurs renonçaient à l'hypothèse islamique et envisageaient la probabilité que dans le second attentat aussi, il s'agisse d'une implosion, produite par l'explosion d'une caisse chargée d'explosifs, envoyée par la Communauté Israélite de Córdoba (Argentine).

Nous mettons en ligne ces deux informations :

1) On constate que malgré les intérêts puissants qui ont tenté d?étouffer ces conclusions, aujourd'hui les faits confirment l'analyse de Libertad de Opinión : les personnes poursuivies au départ ont toutes été relâchées, faute de preuves, et l'ex-juge Galeano [responsable de l?instruction] est mis en accusation ; l?ex-président de la DAIA (Délégation Amitié Israël Argentine) Rubén Beraja, escroc reconnu coupable de plusieurs faillites bancaires, fait également l'objet de poursuites, ainsi que le journaliste de Página 12 Raul Kollman, fabriquant de mensonges soutenu par le sionisme local.

2) Quelques semaines avant qu'Israël déclenche sa nouvelle agression contre la Palestine et le Liban, la DAIA et le Centre Wiesenthal ont émis des communiqués de presse alertant sur la préparation d'un « troisième attentat » en Argentine. Parallèlement, depuis les États-Unis, le Pentagone et la Maison Blanche, partaient des rumeurs d'enquêtes présumées concluant aux ?dangers latents? localisés dans la région de la Triple Frontière [Argentine, Paraguay, Brésil] du fait de la présence d'une importante communauté arabe « islamique », évoquant même l?arrivée de combattants d'al Qaida sur les lieux.

Une fois enclenchée la guerre au Proche Orient, comme le Réseau Kalki en a immédiatement fait l?analyse, se produisait un phénomène contraire aux projets israélien : le rejet unanime des menées sionistes, exprimé par la gauche européenne et latino-américaine. Au même moment, les gouvernements sud américains ont refusé de soutenir la politique terroriste israélienne, les uns par conviction et les autres pour ne pas apparaître comme les alliés du colonialisme.

Dans le cas particulier de l?Argentine, il y a eu des manifestations considérables de la communauté arabe, provoquant la colère des représentants sionistes locaux, les fonctionnaires du premier ministre Olmert réprimandant les dirigeants de DAIA et AMIA, qui s'étaient rendus en Israël pour protester de leur loyauté absolue envers l'Israël, et de leur soutien personnel au génocide déclenché par ce pays.

Il est désormais clair pour les Israéliens que leur image n'est plus celle de victimes, mais de bourreaux. Aussi cherchent-ils désespérément le moyen de retrouver le piédestal de la « faiblesse » présumée, qui leur a toujours servi d'écran pour justifier le parrainage maffieux des États-Unis et l'invasion de territoires étrangers.

D'après nos informations, c'est en Amérique latine qu'Israël prépare un coup d'éclat en ce moment, pour parer à l'indignation croissante des gouvernements locaux contre la barbarie sioniste. Pas un gouvernement latino-américain n'a soutenu Israël, ni n'a critiqué ouvertement le Hezbollah dailleurs. L'Argentine serait une cible privilégiée pour une grande opération médiatique, avec le précédent des attentats de 1992-1994, et le réveil de sa communauté musulmane. Le Chili s'y prêterait aussi, parce qu?une importante communauté palestinienne y réside. Tout ceci correspond parfaitement à la saisie opérée à l'aéroport d'Ezeiza.

L'arrestation du diplomate israélien a gravement alarmé la Maison Rose [siège du gouvernement argentin]. Mais celle-ci, au lieu d'exiger des explications de Tel Aviv, a gardé le silence et a choisi le laisser passer des semaines. Raphaël Eldad, ambassadeur israélien en Argentine, fanatique sioniste avoué, dont les fils sont dans l'armée israélienne, serait intervenu avec une rare insolence, en conformité avec les instructions reçues de la chancellerie hébreue.

Ce à quoi il faut s?attendre

Les forces de sécurité argentine se posent la question : après l'échec du diplomate israélien, va-ton assister à une nouvelle tentative organisée à Tel Aviv ?

On perçoit actuellement un certain désarroi dans les instances sionistes dirigeantes, parce que la réalité n'obéit plus à leurs projets. Comme dans un accès de folie furieuse provoqué par l'impuissance à atteindre la victoire militaire au Liban, les avions israéliens ont jeté des tonnes de bombes sur les logements, les hôpitaux, les écoles et les bâtiments religieux au Liban, tandis que les dirigeants sionistes en Argentine se soumettent totalement aux directives du gouvernement israélien. Cela rend difficile un pronostic sur les prochaines initiatives envisagées dans notre région.

Nous espérons que le gouvernement agira maintenant selon l?intérêt national, et fera savoir ce qui s'est passé à Ezeiza ; qu'il donne l'identité complète du diplomate israélien, ouvre une enquête judiciaire, et exige des explications de la part du régime hébreu ; au cas où il continuerait à cacher les faits, les risques pour l'Argentine et pour la sécurité des habitants sont imprévisibles. Le Réseau Kalki estime avoir fait son devoir d'information des citoyens.

Traduit de l'espagnol par Maria Poumier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.

http://redkalki.libreopinion.com/no...

 

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28 septembre 2006 4 28 /09 /septembre /2006 21:47

Le vendredi 14 juillet 2006

 

Valerie Plame poursuit Cheney et consorts

Richard Hétu

La Presse

Collaboration spéciale

New York

L'ancienne agente de la CIA Valerie Plame sort de l'ombre, trois ans, jour pour jour, après que le journaliste Robert Novak eut révélé son identité et sa fonction dans un article.

Au côté de son mari Joseph Wilson, Plame tiendra ce matin une conférence de presse à Washington, où elle expliquera la décision du couple d'engager des poursuites civiles à l'encontre du vice-président Dick Cheney, de l'ancien assistant de ce dernier, I. Lewis «Scooter» Libby, et du conseiller présidentiel Karl Rove.

Dans une plainte déposée hier devant un tribunal de la capitale américaine, Valerie Plame accuse Cheney et consorts d'avoir comploté pour détruire sa carrière d'espionne, par le biais de fuites médiatiques. Ils auraient agi ainsi pour se venger de son mari.



Le couple Plame-Wilson réclame «une somme équitable, juste et raisonnable» en dommages et intérêts, de même que des amendes «exemplaires». Il estime que le triumvirat de la Maison-Blanche a violé ses droits constitutionnels et sa vie privée.

Selon les plaignants, les fuites médiatiques ont en effet mis en danger la sécurité du couple et de ses enfants et violé les droits des époux à la liberté d'expression et à une égale protection devant la loi.

«Cette poursuite concerne la divulgation intentionnelle et malicieuse par des hauts responsables du gouvernement fédéral de l'identité d'un agent dont le travail consistait à récolter des renseignements afin de mieux protéger la nation, et qui a risqué sa vie pour son pays», peut-on lire dans la plainte.


Responsables mis en cause


Dix autres responsables gouvernementaux ou politiques sont mis en cause dans la plainte, mais ils ne sont pas identifiés.

«Sans même avoir eu la chance de lire la plainte, il est clair que les allégations sont absolument et complètement sans fondement», s'est indigné Mark Corallo, porte-parole de Rove.

Le nom de Valerie Plame est apparu dans la presse américaine pour la première fois le 14 juillet 2003, sous la plume de Robert Novak, un commentateur conservateur. Huit jours plus tôt, Joseph Wilson, ex-ambassadeur, avait publié dans le New York Times un texte dans lequel il reprochait à l'administration Bush d'avoir exagéré la menace représentée par l'Irak afin de justifier son invasion.

Wilson appuyait notamment ses dires sur le résultat de sa mission au Niger, en Afrique, où la CIA l'avait envoyé au début de 2002 afin d'enquêter sur un achat présumé d'uranium par l'Irak à la fin des années 90. À son retour, l'ancien ambassadeur avait assuré ne pas avoir pu vérifier cette accusation. Malgré tout, l'accusation avait été utilisée par le président George W. Bush dans son discours de 2003 sur l'état de l'Union.

Publié le 6 juillet 2003, le texte de Wilson avait mis la Maison-Blanche en furie. À la suite de Robert Novak, plusieurs autres journalistes américains avaient écrit sur Valerie Plame.

Dévoiler la couverture d'un agent de la CIA est un crime aux États-Unis. Un procureur spécial (Patrick Fitzgerald) a mené une longue enquête sur l'affaire, qui a débouché sur l'inculpation d'une seule personne, "Scooter" Libby, dont le procès devrait commencer en janvier 2007. Accusé d'entrave à la justice, de parjure et de faux témoignages, l'ancien directeur de cabinet de Cheney a démissionné de ce poste à l'automne 2005.

Libby, qui risque 30 ans de prison, avait affirmé au FBI avoir appris l'identité de Plame des journalistes, alors que c'est le vice-président lui-même qui l'a informé, selon Fitzgerald. Il aurait parlé de Plame à au moins trois journalistes, dont Judith Miller du New York Times.

Le mois dernier, le procureur spécial a décidé de ne pas inculper Rove dans cette affaire qui a terni l'image de l'administration Bush dans l'opinion publique. Après avoir nié le fait pendant des mois, le conseiller présidentiel a avoué avoir parlé de Plame à deux journalistes, dont Robert Novak.

source : http://www.cyberpresse.ca/article/20060714/CPMONDE/607140677/5160/CPMONDE

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24 septembre 2006 7 24 /09 /septembre /2006 17:07

Sources :
- U.S. Arms Control and Disarmament Agency, Projet Gutemberg

I Introduction

Actuellement, nos connaissances concernant l?armement thermonucléaire semblent très avancées, mais il n?en va pas de même des conséquences physiques et biologiques d?une guerre nucléaire.

Les études précédentes tendaient à se focaliser sur les retombées radioactives d?une telle guerre. Récemment, il a été établi qu?au cours d?une guerre nucléaire à grande échelle, (10000 mégatonnes d?explosions), 30 à 70% de la couche d?ozone serait détruit dans l?hémisphère Nord (centre probable du conflit), ainsi que 20 à 40% dans l?hémisphère sud. Une régénération de cette couche prendrait probablement 3 à 10 ans, mais un changement global à long terme ne peut pas être écarté.

 

 

La réduction de la concentration en ozone pourrait avoir un certain nombre de conséquences en dehors des zones touchées par les impacts : brûlures dues à une augmentation de l?intensité des ultraviolets, aveuglement dans les régions enneigées, etc. Aussi étrange que cela paraisse, l?augmentation des radiations ultraviolettes pourrait être accompagnée d?une baisse de la température moyenne. Les changements les plus importants ayant lieu aux plus hautes latitudes, où la production agricole dépend du nombre de journées au-dessus de zéro, ainsi que d?autres facteurs liés à la température. Il est supposé qu?un rafraîchissement de seulement un degré suffirait à éliminer la production de blé du Canada.

 

II Mécanismes des explosions nucléaires

Au cours d?une explosion nucléaire, prêt de 90% de l?énergie est relâchée en moins d?un millionième de seconde. Il s?agit principalement d?une vague de chaleur et d?une onde de choc, qui produisent les dégâts les plus impressionnants.

Si l?on compare la destruction immédiate colossale dans la zone touchée aux effets moins visibles à longs termes issus des 10% restant, ces derniers peuvent sembler contingents. Mais la dimension spectaculaire de la catastrophe initiale ne doivent pas occulter les effets secondaires d?une guerre nucléaire.

Quand une arme est déclenchée à la surface ou à basse altitude, la vague de chaleur vaporise les matériaux de la bombe, la cible, les structures alentours, le sol et les rochers environnants, tout cela étant entraîné dans une boule de feu en expansion, à l?élévation rapide. Alors que la boule de feu s?élève, elle s?étend et se refroidit en produisant le champignon distinctif qui fait la signature des explosions nucléaires.

L?altitude atteinte par le nuage dépend de la force de l?explosion. Pour une puissance inférieure à 30 kilotonnes, le nuage restera dans la basse atmosphère et ses effets seront entièrement locaux. Mais quand la puissance excède 30 kilotonnes, une partie du nuage sera envoyée dans la stratosphère, à plus 11km d?altitude. Pour une charge de 2 à 5 mégatonnes ou plus, l?intégralité du nuage de débris radioactifs et de fine poussière sera envoyé dans la stratosphère. Les matériaux les plus lourds atteindront la limite inférieure de celle-ci et retomberont assez vite. Mais les particules les plus légères vont pénétrer beaucoup plus loin, à des altitudes supérieures à 20 km, et y rester pour des mois, voire des années. Les courants stratosphériques se chargeront ensuite de la diffusion de ces matériaux à travers le monde.

 

III Retombées radioactives

Les retombées locales et mondiales dépendent d?un ensemble de facteurs tels que le type de l?arme, sa puissance, l?altitude et la latitude de la détonation, le moment dans l?année, et les conditions climatiques locales.

Toutes les armes nucléaires actuelles nécessitent la séparation des éléments lourds comme l?uranium et le plutonium. L?énergie relâchée par le processus de fission est des millions de fois plus grand, à poids équivalent, que la réaction chimique dégageant le plus d?énergie. La plus petite arme nucléaire, de l?ordre du kilotonne, se base uniquement sur l?énergie relâchée dans le processus de fission, comme les premières bombes qui dévastèrent Hiroshima et Nagasaki en 1945. Les charges nucléaires plus importantes dérivent une partie substantielle de leur force explosive de la fusion de formes lourdes de l?hydrogène (deutérium et tritium). Comme il n?y a virtuellement pas de limite au volume des matériaux de fusion dans une arme, et ces matériaux étant moins coûteux que les matières fissiles, l?utilisation de la fusion dans les armes thermonucléaires "bombes H" a apporté une augmentation radicale du pouvoir de destruction. Néanmoins, le processus de fission est toujours nécessaire pour atteindre les conditions de haute température et pression nécessaires au déclenchement de la réaction de fusion de l?hydrogène. Ainsi, toute détonation nucléaire produit des fragments radioactifs de fission d?éléments lourds, ajoutant un élément de radiation dans le processus de fusion.

Les fragments de la fission d?éléments lourds les plus importants sont les radioéléments (atomes radioactifs) qui se dégradent en émettant des particules gamma. La période (durée de demi-vie) de ces éléments peut aller de quelques jours à plusieurs milliers d?années. Un facteur important dans la contamination, est le fait que ces particules pénètrent dans le corps par la respiration, l?alimentation, etc. et s?intègrent dans les tissus. Si cela se produit, les risques de dommages biologiques par les radiations ionisantes sont multipliés.

La menace la plus sérieuse est probablement celle du Césium 137, un émetteur de radiations gamma avec une période de 30 ans. C?est une source de radiation majeure dans les retombées nucléaires, et comme il joue un rôle dans la chimie du potassium, il est facilement absorbé dans le sang des animaux et des humains et peut être incorporé aux tissus.

D?autres contaminants sont le Strontium 90, avec une période de 28 ans, et l?Iode 131 avec une période de seulement 8 jours. Le Strontium 90 suit la chimie du calcium, il est ainsi incorporé dans les os et les dents, spécialement chez les jeunes enfants qui ont reçu du lait de vaches ayant absorbé des fourrages contaminés. L?iode 131 est une menace similaire pour les enfants à cause de sa concentration dans la glande thyroïde. En addition, le Plutonium 239, fréquemment utilisé dans les explosifs nucléaires est assimilable dans les os comme le Strontium 90, il peut aussi se loger dans les poumons où il ses radiations locales intenses peuvent causer des cancers ou d?autres dommages. Il se dégrade en émettant des radiations alpha (noyau d?hélium) et possède une période de 24 000 ans.

Suite à l?extension de la puissance explosive par la fusion de l?hydrogène, deux autres radioéléments : le Tritium ayant une période de 12 ans et émettant des radiations bêta, et le Carbone 14 émettant les même radiations, mais avec une période de 5730 ans. Tous deux s?intègre facilement dans le cycle alimentaire et s?incorporent à la matière organique.

Deux types de dommages par radiation peuvent se produire :
- dommages corporels, principalement leucémie et cancers de la thyroïde, des poumons, des os, et de l?intestin.
- dommages génétiques, naissances anormales, maladies dégénératives dues à des dommages aux gamètes des parents, troubles du développement physique et mental. De fortes radiations (20 roentgen ou plus) sont nécessaires pour produire de tels troubles. Ces effets seraient probablement observés uniquement dans les zones d?importantes retombées locales comme les nations combattantes, mais ne deviendrait pas un problème global.

 

A Retombées locales

La plupart des risques par radiation issus de l?explosion nucléaire viennent des radioéléments à courte durée de vie, extérieurs au corps. Ceux-ci sont généralement confinés dans la zone sous le vent par rapport au point d?explosion. Ces risques viennent de fragments de fission qui ont des périodes allant de la demi-seconde à quelque mois, et sont issus du sol ou d?autres matériaux à proximité, rendus radioactifs par le flux de neutron intense des réactions de fusion et de fission.

Il a été estimé qu?une arme avec une puissance de un mégatonne explosant au niveau du sol, avec un vent de 25 km/h, produirait des retombées s?étendant dans une ellipse longue de plusieurs centaines de kilomètre en aval du point d?explosion par rapport au vent. A une distance de trente à quarante kilomètres sous le vent, une dose de radiation mortelle (600 rads) serait accumulée par une personne sans protection en 25 minutes après le début des retombées. A une distance de soixante-cinq à soixante-quinze kilomètres, une personne aurait au plus trois heures après le début des retombées pour trouver un abri. Des doses considérablement moindres de radiation suffiraient à rendre les gens sérieusement malades. Ainsi, les chances de survie des personnes immédiatement sous le vent par rapport au point d?explosion seraient maigres, à moins qu?elles puissent être abritées ou évacuées.

Il a été estimé qu?une attaque sur les centres de population américains par une centaine d?armes à fission de un mégatonne tuerait jusqu'à 20% de la population immédiatement par suite du souffle, de la chaleur, du choc terrestre, et des radiations immédiates (neutrons et rayons gammas). Une attaque avec un millier de ces armes détruirait immédiatement presque la moitié de la population américaine. Ces chiffres ne tiennent pas comptent des morts additionnelles par le feu, le manque de soins, la famine ou les retombées radioactives douchant le sol en aval des points d?impact.

La plus grosse proportion des radioéléments produits par la bombe se décompose rapidement. Quand bien même, au-delà du rayon de souffle, il y aurait des zones "chaudes" où les survivants ne pourraient pas entrer à cause de la contamination radioactive par des isotopes à longue durée de vie comme le Strontium 90 ou le Césium 137 qui peuvent se concentrer dans la chaîne alimentaire et s?intégrer au corps humain. Les dommages seraient internes, avec des effets graves apparaissant au fil des ans. Pour les survivants, le risque prolongé d?irradiation peut représenter une grave menace pendant un à cinq ans après l?attaque.

 

B Effets mondiaux des retombées

La plupart des connaissances sur la production et la distribution de radioéléments est dérivée de la période d?essais nucléaires intensifs dans les années cinquante et le début des années soixante. On estime que plus de cinq cents mégatonnes de charges nucléaires ont été mises à feu dans l?atmosphère entre 1945 et 1971, la moitié étant de la puissance étant libérée par des réactions de fission. Un pic a été atteint entre 1961 et 1962 avec un total de trois cent quarante mégatonnes déclenchées dans l?atmosphère par les USA et l?URSS. Le traité de limitation sur le nucléaire de 1963 mit fin aux tests à l?air libre pour les USA, le Royaume Uni, et l?URSS. Les deux principaux absents lors des signatures : la Chine et la France, ont continué leurs essais nucléaires à un rythme de cinq mégatonnes par an, en sous-sol pour la France.

Un scientifique du comité de l?ONU a estimé que la dose de radiation accumulée pour la population mondiale d?ici l?an 2000 résultant des tests en 1970 est l?équivalent de deux ans d?exposition à des radiations naturelles à la surface de la terre. Pour le gros de la population mondiale, les doses de radiation internes et externes d?origine naturelle se montent à moins de 1/10e de RAD annuellement. Ainsi, les tests nucléaires jusqu?ici ne semblent pas poser une menace par radiation importante, de façon globale. Il n?en irait pas de même pour une guerre relâchant dix ou cent fois la puissance totale de toutes les précédentes armes testées.

Les effets biologiques de toute forme de radiation ionisante ont été calculés principalement par la National Academy of Science. Si l?on se base sur leurs calculs, les retombées pour les cinq cents mégatonnes de tests en 1970° vont produire entre deux et vingt-cinq cas de maladies génétiques par million de naissances viables dans les générations suivantes. Cela revient à dire que trois à cinquante personnes par milliard de naissance dans les générations suivant les tests auront des dommages génétiques pour chaque mégatonne de puissance utilisée. Avec une incertitude similaire, il est possible d?estimer que l?induction de cas de cancer irait de soixante-quinze à trois cents par mégatonne pour un milliard d?individus dans les générations suivant les tests.

Si l?on applique ce cadre schématique à une guerre nucléaire à grande échelle dans laquelle dix mille mégatonnes de puissance nucléaire sont utilisés, les effets sur une population mondiale de cinq milliards d?êtres humains semblent énormes. Sans tenir compte des incertitudes liées à la dynamique d?une guerre nucléaire possible, les cancers induits par radiations et les dommages génétiques toucheraient dans une période de trente ans de 1,5 à 30 millions d?individus, soit 0,5% à 15% du taux de mort par cancer en temps de paix dans les pays développés.

 

IV Altération globale de l'environnement

Une guerre nucléaire impliquerait une telle élévation brève et concentrée d?énergie à haute température qu?il est nécessaire de considérer un certain nombre d?effets potentiels sur l?environnement.

Il est vrai que l?énergie des armes nucléaires est faible comparée à de nombreux autres phénomènes. Un ouragan peut avoir la puissance de millions de bombes H. Mais l?énergie dégagée, même par les pires tempêtes est diffuse : elle se disperse sur des zones étendues, et la différence entre une zone orageuse et les régions environnantes est relativement faible. Les explosions nucléaires sont tout à l?opposé : très concentrées avec des températures de plusieurs millions de degrés Celsius. Parce qu?elles sont très différentes des processus naturels, il est nécessaire d?examiner leur potentiel à altérer l?environnement dans différents contextes.

 

 

A Poussière en haute altitude

Il a été estimé qu?une guerre ayant vu exploser dix mille mégatonnes, dont la moitié au niveau du sol soulèverait vingt-cinq milliards de mètres cubes de roche et de sol ainsi qu?une quantité substantielle de poussière et de particules dans la stratosphère. C?est à peu près deux fois le volume de matériaux rejetés par le volcan indonésien Krakatoa dont l?explosion en 1883 fut la plus puissante jamais enregistrée sur terre. Les couchers de soleil à travers le monde furent notablement rougis pendant quelques années, indiquant les grandes quantités de poussière volcanique étant entrées dans la stratosphère.

Des études ultérieures sur les grosses explosions volcaniques comme le Mt Agung sur Bali en 1963 ont soulevé la possibilité qu?une introduction de poussière en grande quantité dans la stratosphère réduirait l?intensité solaire et la température à la surface, en augmentant l?absorption de chaleur dans la haute atmosphère.

Les changements mineurs dans la température et la lumière solaire pourrait affecter les récoltes. Néanmoins, aucun changement catastrophique n?a résulté d?explosions volcaniques, il est ainsi peu probable que l?injection massive de particules dans la stratosphère par un conflit à dix mille mégatonnes puisse entraîner en lui-même des changements climatiques importants.

 

B Ozone

Plus inquiétant, il y a les effets potentiels d?explosions nucléaires sur l?ozone dans la stratosphère. Les raisons sont les suivantes : tandis que l?oxygène et l?azote des couches supérieures de l?atmosphère peuvent bloquer les ultraviolets solaires dont les photons ont une longueur d?onde inférieure à 2420 angströms, l?ozone est le seul bouclier efficace contre les radiations ultraviolettes solaires dont le spectre se situe entre 2500 et 3000 A. Bien que l?ozone soit très efficace pour filtrer les UV solaires dans cette région du spectre, la partie supérieure de cette zone n?est pas toujours bloquée (entre 2800 et 3200 A), causant des coups de soleil, des cancers et un vieillissement prématuré de la peau. Les UV solaires sont aussi responsables d?aveuglements, et à forte dose, peuvent inhiber la photosynthèse des plantes, bloquer leur croissance, endommager ou détruire des bactéries, champignons, insectes, et produire des altérations génétiques.

En dépit du rôle important de l?ozone dans un environnement viable à la surface de la terre, la quantité totale d?ozone dans l?atmosphère est assez faible (3ppp). De plus, l?ozone n?est pas constituant statique ou durable de l?atmosphère. Il est continuellement crée, détruit et recrée par un processus naturel. Ainsi, la présence d?ozone à un moment donné est fonction de l?équilibre atteint entre les réactions chimiques de synthèse et de dégradation, ainsi qu?entre les radiations solaires atteignant la haute atmosphère.

Le mécanisme de production de l?ozone est l?absorption par l?oxygène d?une lumière UV à courte longueur d?onde. La molécule de dioxygène se sépare en deux atomes d?oxygène libres qui s?unissent immédiatement avec d?autres molécules de dioxygène. Cette union forme l?ozone : O3. La chaleur relâchée par la réaction de formation d?ozone est la raison pour laquelle la température s?élève avec l?altitude dans la stratosphère (douze kilomètres au-dessus de la surface minimum).

Tandis que la réaction chimique naturelle produit environ 4500 tonnes d?ozone par seconde dans la stratosphère, ceci est contrebalancé par les autres réactions naturelles dégradant l?ozone. La plus signifiante est de loin celle impliquant le monoxide d?azote NO qui sépare l?ozone en molécules. Cet effet a été découvert ces dernières années lors d?études environnementales concernant l?emploi de vols supersoniques fréquents dans la basse stratosphère. Il semblerait donc que la réaction du NO soit responsable de 50 à 70% de la destruction de l?ozone.

Dans l?environnement naturel, il y a toute une variété d?origines de la production de NO et de vecteurs pour son transport vers la stratosphère. Des bactéries dans le sol produisent du NO2 qui entre dans la basse atmosphère et se diffuse lentement dans la stratosphère où il réagit avec l?oxygène libre pour former deux molécules de NO. Un autre mécanisme pour la production de NO dans la basse atmosphère est basé sur les éclairs. Malgré le fait que la plupart du NO soit balayé par la pluie, une partie peut rejoindre la stratosphère. Des quantités supplémentaires de NO sont produites directement dans la stratosphère par les rayonnements cosmiques en provenance du soleil et de sources interstellaires.

C?est à cause du rôle de catalyseur que le NO joue dans la destruction de l?ozone qu?il est important de considérer les effets d?explosions nucléaires à forte puissance sur celle-ci. La boule de feu nucléaire et l?air entraîné à l?intérieur propagent une grande chaleur, suivi par un refroidissement rapide. Ces conditions sont idéales pour la production de quantités énormes de NO tiré de l?air. Les estimations vont jusqu'à cinq mille tonnes de NO produit par mégatonne.

Quels seraient les effets du NO conduit dans la stratosphère par une guerre nucléaire globale impliquant la détonation de dix mille mégatonnes de puissance explosive dans l?hémisphère Nord ? D?après les études récentes de l?Académie des Sciences américaine, le NO produit par les armes nucléaires pourrait réduire le niveau de l?ozone dans l?hémisphère Nord de 30 à 70%.

Pour commencer, une couche d?ozone épuisée renverrait vers la terre moins de chaleur que d?habitude, causant une chute de température pouvant affecter sérieusement l?agriculture. D?autres changements tels que de plus grosses quantités de poussière ou une végétation différente, pourraient de façon subséquente renverser la chute de température ou au contraire l?accentuer.

Plus important, la vie sur terre a évolué dans une large mesure à l?abris du bouclier d?ozone protecteur et est actuellement adaptée assez précisément à la quantité d?UV solaires qui le traversent. Pour se défendre contre ce niveau faible d?ultraviolet, les espèces ont développé des protections extérieures (plumes, fourrure, cire sur les fruits), et intérieures (mélanine dans la peau humaine, flavonoïdes dans les tissus végétaux), des stratégies d?évitement (migration du plancton à plus grande profondeur pendant la journée, recherche de l?ombre par les iguanes), et dans presque tous les organismes sauf les mammifères placentaires, des mécanismes élaborés pour réparer les dommages photochimiques.

Il est possible néanmoins, qu?une augmentation importante des UV solaires puisse dépasser les défenses de quelques ou de nombreuses formes de vie terrestres. Des dommages directs et indirects peuvent se produire parmi les bactéries, insectes plantes et autres maillons des écosystèmes dont le bien-être de l?homme dépend. Ce bouleversement, particulièrement s?il prend place après une guerre à grande échelle impliquant de nombreux autres problèmes, peut constituer une menace sérieuse supplémentaire pour le rétablissement d?une société post-nucléaire. Le rapport de l?Académie des Sciences américaine conclut qu?en 20 ans, les systèmes écologiques devraient avoir récupéré de l?augmentation en radiations ultraviolettes, mais pas nécessairement de la radioactivité ou d?autres dégâts dans les secteurs proches des zones de conflit. Néanmoins, bien que tardive, l?augmentation des cancers de la peau dans l?hémisphère Nord pourrait aller jusqu'à 30%

 

V Quelques conclusions

Nous avons considéré les problèmes d?une guerre nucléaire à grande échelle du point de vue des pays n?étant pas directement attaqués, ainsi que les problèmes qu?ils pourraient rencontrer dans le redressement post-conflit. Il est vrai que la grosse partie de l?horreur et de la tragédie de la guerre nucléaire serait subie par les populations exposées aux attaques directes, qui auraient sans doute à affronter des obstacles extrêmes, sinon insurmontables pour rétablir leur propre société. Il n?est pas moins apparent par ailleurs, que d?autres nations incluant celles étrangères au conflit, pourraient souffrir grandement des dommages causés à l?environnement. Enfin, il est nécessaire de faire mention au moins brièvement des effets résultants de l?arrêt des activités économiques et des communications. Depuis 1970, une fraction croissante de la population a perdu la bataille pour l?autosuffisance en nourriture, et doit s?appuyer sur des importations massives. Un dysfonctionnement important de l?agriculture et des transports dans les pays industriels et exportateurs de céréales pourrait être désastreux pour les pays important de la nourriture, des machines agricoles, et des engrais (spécialement les pays se débattant déjà avec des problèmes de famine à grande échelle). Par ailleurs, suite à un conflit nucléaire, les puissances industrielles directement impliquées se retrouveraient en compétition pour des ressources, avec les pays aujourd?hui considérés comme sous-développés. De même, la coupure des communications internationales (satellites, câbles, et même les liaisons radio haute fréquence) peut être un obstacle majeur à l?effort de redressement international.

Dans une tentative pour modéliser les effets à long terme d?une guerre nucléaire à grande échelle, nous avons considéré de façon séparée les différents types de dommages pouvant se produire. Il est également possible néanmoins, que les interactions se produisant entre ces effets ainsi, les dégâts en s?associants entre eux pourraient produire de nouveaux types inattendus de problèmes. Par exemple, nous pouvons jauger individuellement les conséquences de retombées radioactives au niveau mondial, et celles d?une augmentation du niveau des radiations ultraviolettes solaires. Mais l?on ne sait pas si les deux agissant simultanément ne peuvent pas augmenter significativement la sensibilité des hommes, des plantes et des animaux à la maladie. En dépit de trente ans de développement et d?études, il y a encore beaucoup à apprendre, en particulier concernant les effets d?une guerre nucléaire à grande échelle.

 

Note 1 : Puissance des armes nucléaires

Le standard le plus usité pour mesurer la puissance d?une arme nucléaire est exprimé en équivalence avec la quantité d?explosif chimique (TNT) qui produirait la même énergie. La première arme atomique qui a rasé Hiroshima en 1945 avait une puissance de 13 kilotonnes (soit 13.000 tonnes de TNT). Pour mémoire, la plus grosse bombe lâchée pendant la 2e guerre mondiale contenait environ 10 tonnes de TNT.

Depuis Hiroshima, la puissance des armes nucléaire a beaucoup augmenté. La plus grosse détonation déclenchée en 1962 par l?Union Soviétique avait une charge de 58 mégatonnes. Un missile balistique moderne peut contenir une tête ayant une charge de 20 mégatonnes ou plus.

Même les guerres récentes ont été relativement limitées en termes de puissance de destruction totale due à des armes non-nucléaires. Un seul avion ou missile peut aujourd?hui transporter un engin nucléaire dont la force surpasse celle de toutes les bombes utilisées dans les guerres précédentes. Le nombre de bombes et de missiles nucléaires que les superpuissances possèdent actuellement dépassent le millier.

 

Note 2 : Type d'armes nucléaires

Les armes nucléaires peuvent être rangées en deux catégories fondamentales de réaction nucléaire :

La Fission qui implique la séparation d?éléments lourds (ex : uranium)

La Fusion qui implique la combinaison d?éléments légers (ex : hydrogène)

La fission requiert qu?un minimum de matériaux ou "masse critique" soit mis en contact pour que l?explosion nucléaire se produise. Les armes à fission les plus efficaces tendent à avoir une puissance dans la zone des dix kilotonnes. Des charges plus importantes rendent les armes incroyablement complexes et peu utilisables.

La fusion nucléaire permet la conception d?armes à la puissance virtuellement illimitée. Avec la fusion, selon la théorie atomique, quand les noyaux d?atomes légers comme l?hydrogène se rejoignent, la masse des noyaux fusionnés est plus légère que celle des deux noyaux originaux. La perte est exprimée par de l?énergie. Dans les années 30, des physiciens ont conclu qu?il s?agissait du processus qui étaient à l?origine de l?énergie du soleil et des étoiles. Mais la fusion nucléaire est restée d?un intérêt théorique jusqu?à ce que l?on découvre qu?une bombe atomique à fission pouvait être utilisée comme un déclencheur pour produire en un ou deux millionièmes de secondes, les conditions de pression et de températures nécessaires pour démarrer la réaction de fusion. La fusion permet la conception d?armes nucléaires de puissance illimitée, en utilisant des matériaux bien moins coûteux.

 

Note 3 : Radioactivité

Plus familiers, des éléments naturels tels que l?hydrogène, l?oxygène, l?or et le plomb sont stables et durables à moins d?être soumis à des forces extérieures. Mais tous les éléments peuvent exister sous des formes instables. Les noyaux de ces formes instables ou isotopes ont un "déséquilibre" au niveau des particules les composant et ils tendent à diminuer cette instabilité interne à travers le processus de décomposition radioactive.

Les trois modèles principaux de décomposition radioactive sont les émissions de radiations alpha, bêta et gamma.

 

Alpha : des noyaux instables émettent souvent des particules alpha, c?est à dire des noyaux d?hélium consistant en deux protons et deux neutrons. De loin la plus massive des particules émises, elle est aussi la plus lente, excédant rarement 1/10e de la vitesse de la lumière. En résultante, son pouvoir de pénétration est faible : elle peut habituellement être stoppée par une simple feuille de papier. Mais si un émetteur de particules alpha comme le plutonium est introduit dans le corps humain, il crée une sérieuse menace de cancer.

 

Bêta : une autre forme de décomposition radioactive qui consiste en l?émission d?une particule bêta ou électron. Cette particule bêta a une masse seulement de 0,7% de celle de la particule alpha, mais une vitesse équivalente à 8/10e de la vitesse de la lumière. Les particules bêta pénètrent donc plus profondément dans les tissus, et des doses de radiations bêta externes représentent une menace bien plus grande que des doses de particules alpha, plus lourdes et plus lentes. Les isotopes émettant des radiations bêta sont aussi nocifs que des émetteurs alpha si introduits dans le corps humain.

 

Gamma : dans certains processus de décomposition radioactive, l?émission consiste en un photon sans masse se déplaçant à la vitesse de la lumière. Les rayons gamma sont similaires aux photons des rayons X, mais bien plus pénétrants (plusieurs centimètres de béton). Elles peuvent causer de gros dommages au corps humain.

Une chose commune à ces trois types de radiations est leur capacité à ioniser les atomes neutres à travers lesquels elles passent, leur conférant une charge électrique. La particule alpha transportant une charge électrique positive attire les électrons des atomes rencontrés, tandis que les particules bêta étant chargées négativement, elles éjectent des électrons des atomes neutres. Si une radiation bêta passe suffisamment prêt d?un noyau, elle peut produire des rayons X qui iront eux-mêmes ioniser d?autres noyaux. Des radiations gammas peuvent retirer des électrons des atomes neutres, de la même manière que les rayons X, les laissant ionisés. Une seule particule de radiation peut ioniser des centaines d?atomes neutres dans le tissu, à travers de multiples collisions, avant que toute son énergie soit absorbée. Ceci interfère avec les liens chimiques pour certaines structures cellulaires d?importance critique comme le cytoplasme qui contient le code génétique de la cellule, et peut également produire des composants chimiques qui peuvent causer autant de dommages que l?irradiation initiale.

Pour des raisons pratiques, une unité de radiation appelée le "rad" a été adoptée. Elle mesure la quantité d?ionisation par unité de volume produite par les particules issues de la décomposition radioactive.

 

Note 4 : Période d'un radioélément

Le concept de période ou "demi-vie" est une des bases de la décomposition d?un radioélément. A l?inverse de systèmes physiques (bactéries, animaux, hommes et étoiles), il est impossible de prédire avec certitude la durée de vie d?un seul radioélément.

Néanmoins, il est possible de faire abstraction du comportement aléatoire d?un noyau individuel en traitant statistiquement de grands nombres de noyaux d?un isotope particulier. Dans le cas du thorium 232 par exemple, le processus de décomposition radioactive est si lent que 14 milliards d?années doivent s?écouler avant que la moitié de la quantité initiale de thorium 232 se soit décomposée en une configuration plus stable. Ainsi, la demi-vie de cet isotope est de 14 milliards d?années. Après l?écoulement de la seconde demi-vie (à nouveau 14 milliards d?années), seulement un quart de la quantité initiale de thorium 232 subsistera, etc.

La plupart des isotopes radioactifs de synthèse ont des périodes beaucoup plus courtes, allant de quelques secondes ou jours à des milliers d?années. Le plutonium 239, un isotope de synthèse, a une période de 24 000 ans.

Pour l?isotope le plus courant de l?uranium, le U-238, la période est de 4,5 milliards d?années? environ l?âge du système solaire. Le plus rare et fissionable des isotopes de l?uranium, le U-235 a une période de 700 millions d?années, indiquant que son abondance actuelle n?est que 1% de ce qu?elle était au moment où le système solaire est né.

 

Note 5 : Oxygène, ozone et radiations ultraviolettes

L?oxygène, vitale pour les créatures qui le respirent, constitue environ 20% de l?atmosphère terrestre. Il se présente occasionnellement sous la forme d?un atome solitaire à haute température, mais la plupart du temps il se combine avec un autre atome pour former une molécule de dioxygène O2. L?oxygène que l?on respire est principalement constitué de cette forme stable.

L?oxygène a aussi une troisième forme chimique dans laquelle trois atomes d?oxygène se lient ensemble en une molécule O3 appelée ozone. Bien que moins stable, bien plus rare que l?O2, et principalement confinée aux niveaux supérieurs de la stratosphère, les deux molécules jouent un rôle vital dans la protection de la terre contre certaines radiations solaires néfastes.

Les radiations les plus dangereuses se situent dans le spectre ultraviolet, invisible à l??il nu pour les longueurs d?onde les plus courtes (sous 3000 Angström). A l?opposé des rayons X, les photons ultraviolets ne sont pas assez "puissants" pour ioniser des atomes, mais contiennent assez d?énergie pour casser certains liens chimiques dans des molécules de cellules vivantes et produire des anormalités biologiques et génétiques, comme des tumeurs et des cancers.

Heureusement, grâce à l?atmosphère terrestre, seulement quelques traces de ces ultraviolets atteignent la terre. Au moment où la lumière solaire atteint le haut de la stratosphère (45 km d?altitude environ), la plupart des radiations sur des longueurs d?ondes inférieures à 1900 A ont été absorbées par des molécules d?azote et d?oxygène. Au sein de la stratosphère elle-même, le dioxygène absorbe les UV à longueur d?onde plus élevée, jusqu?à 2420 A, et de l?ozone se forme suite à ce processus d?absorption. C?est cet ozone qui absorbe ensuite le reste des rayonnements UV, jusqu?à 3000 A, de manière à ce que la plupart des radiations solaires dangereuses sont éliminées avant d?atteindre la surface de la terre.

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